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La question radicale en sophrologie : un tremplin vers l’éveil de la conscience
La sophrologie, méthode pour étudier la conscience fondée par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, s’inspire largement de techniques orientales d’éveil de la conscience. Parmi ces influences, le Bouddhisme Zen et ses pratiques méditatives occupent une place centrale, notamment au troisième degré de la Relaxation Dynamique (RD3). C’est dans ce contexte que le concept de Kōan trouve un écho particulier, offrant un outil puissant pour dépasser les limites du raisonnement analytique et favoriser un accès plus profond à la conscience.
Qu’est-ce qu’un Kōan ?
Originaire du bouddhisme Zen, le Kōan (littéralement « cas public ») est une énigme, une courte anecdote, ou une question paradoxale transmise par un maître à son disciple. Sa particularité réside dans son caractère insoluble par la seule logique et l’intellect.
Exemples de Kōan que j’apprécie particulièrement :
- « Quel est le son d’une seule main qui applaudit ? »
- « J’éteins la lumière, où va-t-elle ? »
L’objectif du Kōan n’est pas de trouver une “bonne” réponse intellectuelle. Au lieu de cela, il vise à saturer le mental (le no-mind zen) pour provoquer un saut de conscience (satori). Ce saut conduit à une intuition soudaine qui transcende le dualisme et la pensée conceptuelle habituelle.
Le Lien entre Sophrologie et Kōan
L’association du Kōan à la sophrologie est pertinente en raison des racines orientales de la méthode. En effet, le Dr Caycedo lui-même rappelle :
Le RD1 est inspiré du Yoga de l’énergie.
Le RD2 s’appuie sur la méditation Bouddhiste Tibétaine.
Le RD3 emprunte son orientation méditative au Zen Japonais, où la pratique du Kōan est fondamentale.
L’objectif commun est l’éveil et l’ouverture de la conscience. Cela mène à une perception plus juste, plus neutre et dénuée de jugements des phénomènes.
La question radicale : un kōan comme outil sophronique
En sophrologie, la question radicale, qui amène à la racine, peut-être utilisée à partir de la RD3. Cela se fait notamment en fin de méditation associée en RD3, pour :
Neutraliser le Mental Envahissant : Le Kōan force le sophronisant à délaisser le raisonnement logique face à l’absurdité du paradoxe. En tentant de le résoudre, l’esprit entre dans une boucle non productive. Celle-ci finit par céder la place à une autre forme de connaissance, plus intuitive et expérientielle.
Faciliter le Lâcher-Prise : La confrontation à l’énigme impossible pousse à relâcher la tension de la volonté. De plus, elle diminue le besoin de tout contrôler par l’intellect. Cela favorise un état de présence pur et non-jugement.
Dépasser les Croyances Limitantes : Le Kōan met en lumière les limites de nos concepts et illusions habituelles. Ce sont celles qui sont sources de douleur et d’enfermement. Il incite à “voir le monde avec des yeux neufs, neutres”. Ainsi, il permet un nouveau regard pour sortir des schémas de pensée rigides.
Accéder au Vivre Phénoménologique : En suspendant le jugement et la conceptualisation, le Kōan renforce l’accueil des phénomènes (sensations, émotions, intuitions) tels qu’ils se manifestent dans le corps et la conscience. Cela se passe sans chercher à les analyser ou les nommer immédiatement. C’est le cœur de la démarche phénoménologique et existentielle de la sophrologie authentique.
Pratique et Intégration
L’intégration de la question radicale se fait idéalement sous l’accompagnement d’un sophrologue averti. Cette intégration est en lien avec la lignée d’où est issue la méthode, tel qu’il est enseigné dans les approches rigoureuses de la méthode authentique.
Choix de la question radicale, n’est pas choisi au hasard ; il est souvent celui qui « résonne » avec la problématique existentielle du moment du pratiquant.
Contemplation : La question radicale est contemplée sans chercher à le décoder intellectuellement durant la pratique de sophrologie. Elle devient un point de focalisation qui absorbe le mental. Cela permet l’émergence d’une compréhension non verbale.
Vivre la question radicale : L’objectif est la résolution ou la compréhension (le kenshō). Cela se produit spontanément, non pas comme une réponse, mais comme un changement de perspective. C’est une ouverture de conscience qui transforme la perception du monde et de soi. La question radicale doit être vécue et intégrée dans le quotidien jusqu’à l’éveil.
En conclusion, ce que l’on peut retenir
En conclusion, la question radicale (inspirée du Kōan) est plus qu’un simple exercice ; c’est une invitation à déverrouiller les portes de la perception habituelle pour goûter à la liberté intérieure. Cette liberté est au cœur de la quête existentielle, une quête que la sophrologie authentique s’engage à accompagner. C’est une voie pour se découvrir et se transformer en deçà du langage et de la logique.
Clémence Peix Lavallée, Sophrologue Experte et fondatrice de l’école SophroAttitude. Notre vocation, sur Bienrelax.com, est de diffuser la méthode authentique de la sophrologie auprès de tous : professionnels, grand public et entreprises.
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