88 réponses à “La fin du deuil, mythe ou réalité ?”
Pour ma part, on ne peut pas parler de fin de deuil. C’est un processus qui prend du temps, propre à chacun selon l’histoire de vie, les deuils passés, les circonstances du décès et du lien d’attachement à la personne décédée.
L’évocation de la cicatrice me parle beaucoup car selon comment on en a pris soin et selon comment la plaie a été traitée, la cicatrice sera plus ou moins “belle” par contre une cicatrice ne disparaît jamais totalement. Il reste toujours une empreinte plus ou moins visible. Nous, nous savons qu’elle est là.
La douleur pacifiée me parle aussi beaucoup. Derrière cette expression existe cette notion de réparation, de résilience.
Quelquefois, la cicatrice ainsi que la douleur peuvent se réveiller…Aimer la personne que nous sommes devenue fait partie d’un processus qui dure toute la vie. L’important est d’avoir trouvé le chemin.
Ces dernières questions sont très pertinentes, cela m’évoque, la résilience et la patience. Comment renait on après l’épreuve ? Cela m’évoque le deuil, mais également des personnes ayant perdu des membres (bras, jambes..), comment se remet on petit à petit, dans le mouvement de la vie avec ce nouveau moi complément ébranlé ? C’est parfois suite à une douleur terrible, un manque impensable, que notre être renaît de manière plus intense dans le monde. La force de la résilience, de faire d’un handicap, une force. Le chemin est long, très long.. mais l’issue est parfois belle.
le deuil : transformer quelque chose de douloureux en quelque chose de plus apaisé et avec lequel on va pouvoir cheminer
avec ce propos, j’associe donc le processus de deuil à un processus de résilience
Cette formation m ouvre à quelques choses de nouveau pour moi et une autre relation au processus de deuil. Des prises de conscience qui me permettront d’aller de l’avant et d’accompagner les personnes d’autre autre façon.
merciBonjour,
La question de la fin du deuil selon moi est propre à chacun, le processus de deuil étant singulier et personnel.
Cependant et me concernant, ce que vous avez exprimé Patricia en parlant de cicatrice qui reste en nous, plus ou moins vive ou douloureuse me parle, ainsi que la citation de E.Kluber-Ross.
Ces mots reflètent mon ressenti personnel. On vit avec, on apprend autrement, on se transforme, on avance sans se perdre de vue, mais on oublie pas. La vie en mouvement prend alors tout son sens selon moi.Cordialement
Cette questions de Nietzsche sont très intéressantes: est ce que j’aime la personne que je suis aujourd’hui? est-ce que j’accepterais de vivre la même expérience de vie dans les mêmes conditions de l’époque? Cela m’interroge car en effet cela parle de réconciliation…seulement quand je pense à une amie qui a perdu sa fille, je me demande si c’est possible de répondre “oui” à la deuxième question. Mais en effet, c’est un chemin singulier et un processus illimité dans le temps de vie humaine.
Ces apports sont très riche. Effectivement, je pense que la perte des Etres Chers ont construits des mécanismes chez moi, ils m’ont très tôt amenés vers une quête spirituelle, le questionnement de la vie de mes ancêtres décédés. Le temps n’efface pas le manque, c’est ce que j’ai pu voir. Le chemin vers plus d’apaisement me parait plus doux pour les personnes qui ont perdu un proche. A chaque anniversaire ou moment important, une pensée va aller vers le défunt avec une intensité moins forte peu à peu.?.?.
J’avais une question: Dans une conférence de Christophe Fauré, il exposait le témoignage de femmes qui disaient: Les femmes parlant de leur mari se disant qu’ils n’avancent pas sur le chemin du deuil si ils ne s’expriment pas (émotions..). Christophe Fauré disait que les hommes n’ont pas forcément le même besoin d’expression. Qu’en pensez vous?
MerciPour ma part je pense aussi que le deuil s’intègre en nous petit à petit se transforme et nous transforme , j’aime les mots de douleur pacifiée et de la cicatrice qui de temps en temps peut être +/- douloureuse …
merci .Petit partage sophrologique…
Je reviens sur le cours de la formation afin de poursuivre la progression et pour ce faire je réécoute les 2 précédents audio.
c’est alors qu’en re lisant la phrase dA D une grosse émotion me submerge au point de pleurer à chaude larmes et me viens le besoin de partager ( via un message) cette phrase avec une amie qui a perdu son fils il y a 6 ans et que j’ai vu il y a 2 jours. Nous avions d’ailleurs évoqué sa vie où tous ces partages on tellement raisonnés avec ce que nous sommes en train d’apprendre…Voilà…
respire…Merci de votre lecture,
Réflexion très intéressante sur la notion de fin de deuil… difficile de savoir si on a vraiment “fini” son deuil… si même cela est vraiment possible… je pense que le deuil “s’assimile”, se transforme et nous transforme. Le deuil nous permet d’évoluer, de poser sur la vie un nouveau regard plus sage, plus apaisé, plus recentré sur l’essentiel pour chacun de nous. Le deuil ne s’arrête pas d’un coup, la douleur se réveille parfois mais nous apporte de nouveaux messages, de nouvelles compréhensions.
Comme vous dîtes si bien : ” le deuil est comme une cicatrice, toujours présente, plus ou moins douloureuse selon les moments, elle nous permet de nous sentir vivant”, “Se réconcilier avec soi avec son histoire, avec tout ce que nous avons vécu”. La douleur s’estompe avec le temps car nous sommes plus apaisés et que la relation s’est transformée. Albert Camus dit “Parler de ses peines, c’est déjà se consoler” . Merci beaucoup Patricia.
Bonjour,
Effectivement les questions posées à la fin de la vidéo sont à réfléchir et du reste, elles m’interpellent beaucoup. Merci
J’aime la facon de voir de Mme Duperey. merci.
Merci pour ces explication. Le retour a la doceur de vivre après la mort. merci.
Le deuil fait partie de notre histoire. Ainsi va la vie. La mort fait partie de la vie.
Les souvenirs seront toujours là en nous.
Notre reconstruction amène un apaisement mais peut-on réellement dire que c’est la fin du deuil ? Je ne crois pas.Je suis absolument d’accord avec le fait que cela fait partie de notre histoire de vie et qu’il n’y a donc pas de fin.
Je suis assez choquée de constater la méconnaissance des psychiatres, et des médecins aussi, sur le processus de deuil.
Je trouve que cela conforte l’endeuillé sur le côté “anormal” de son deuil et le laisse dans un grand désarrois et peut renforcer sa solitude.Nous soulevons là une question qui me taraudait (enfin parmi beaucoup d’autres 😉 ), à savoir : le deuil a t-il une fin ? et si oui, quels en sont les critères. Merci pour votre exposé Patricia qui met magnifiquement en lumière la singularité de chaque deuil, de chaque être qui le vit, de chacune des circonstances traversées. Aucune vérité, aucune certitude, si ce n’est que ce choc lié à la perte d’un être cher est une inscription dans un parcours de vie; et que la succession d’étapes menant à trouver une forme d’apaisement, de lien nouveau à Soi, pour une réouverture à la Vie, est conditionné par une multitude d’éléments.
La question de Nietzche est éloquente de sens. “Suis-je en capacité de reconnaître mon Histoire de Vie et de l’Etre résilient sans cesse en devenir; ou suis-je sclérosé (consciemment ou pas) dans ma douleur et dans la quête de toute forme d’apaisement provenant de l’extérieur ?”.
J’aime beaucoup une phrase de Victor Hugo : “tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis”, qui reflète l’idée que l’endeuillé intègre, petit à petit, à son rythme, la perte physique de l’être cher qui devient présent autrement; mais qui demeurera présent à jamais.effectivement la trace est toujours là, même 30 ans après, mais tout est plus paisible. Cette souffrance qui peut réapparaitre épisodiquement ne nous empêche plus d’avancer et de faire notre vie.
Bonjour Patricia,
En effet, c’est une question qui demande une certaine réflexion.
Ce que je sais, c’est qu’au delà de la perte physique et réelle de mes 2 parents, le lien d’amour perdure à jamais dans mon cœur. Je suis fière d’être leur fille et de tout ce qui m’a été transmis en héritage et je mesure la chance que j’ai eue de les avoir comme parents même si tout n’ était pas parfait.
Mon histoire personnelle, les épreuves, les deuils, tout ce parcours de vie et les moyens mis en place pour essayer de comprendre, pardonner et me pardonner font que je peux dire que j’ai beaucoup appris de moi, de la vie et que même si j’ en apprends encore chaque jour, j’aime la femme que je suis devenue aujourd’hui.Merci à vous
Nous sommes maitre de notre corps.
Enfin je veux dire en ce sens que selon notre évolution , c ‘est à nous de mettre un terme à ce que vous voulons ou ne voulons plus.Certains ne vois que par le médicaments , d ‘autres prennent le temps de comprendre comment s ‘en sortir et d ‘analyser .D autres ne voudront jamais faire ce DEUIL;
Chacun est libre de faire ce qu’ il veut. Maître de sa propre maison interne.Nous ne maîtrisons pas tout.
Il y a une multitude de métiers ou de bien aussi par nos propres connaissances personnelles
Prenons l ‘exemple d un métier il est la base à l horizon se profile des spécialisations qui font écho en nous soit en se perfectionnant ou soit par l ‘école de la Vie
. (riche en valeurs humaines) ou tout comme nos propres connaissances personnelles .
Nous sommes sur Terre sans tout maîtriser en savoirPour mes deuils petite je suis restée avec des questions en supent!
Puis au fil de la vie encore des Deuils , nous ne sommes pas éternels ceci je le comprends …des rencontres et des phrases qui font écho en moi
A mon tour je les dirai ces phrases aux gens dans la rue qui vivent un Deuil et je verrai la lueur des yeux des gens.
Je commence à comprendre des choses mais….
Je pense que tout sujet (et ils sont multiples) demande de la profondeur en connaissances , je ne l avais pas cette connaissance,Est ce que je vivrai la même chose en analysant ma situation personnel de mon du passé oui
Je pense avoir été jusqu’ à bout
Cependant j ai prit conscience que je ne connaissais pas tout
1/ sur le travail du Deuil à faire
2/ sur les conséquencesJe réalise que la mort touche toute le monde et que chacun la vie à sa manière.
Par ses croyances , modes, coutumes et ses envies sa propre personnalité
Certains se médicamentes d ‘autres s habillent en mode camouflage…est tout est okLa vie est une évolution et aussi elle est une leçon
Chacun tentent de faire comme il peut / la maîtrise de son propre soi est très complexe chacun à son propre rythmePour ma part je m autorise à vivre mon DEUIL je me mets en décalage de la vie est son tourbillon je m impose
Ce deuil cette fois ou j ai apprit à le vivre de ma propre décision (car il faut le vouloir )Telle la chenille je suis partie dans un cocon vivre ce temps ce temps de travail , un temps de pause
Le temps nécessaire à ma propre personne car nous sommes tous différent(e) et enfin pour me permettre de retrouver des ailes et m envoler tel un papillonPatricia je vous remercie pour ce module.
je ne crois pas qu’il y est de fin à un deuil, je crois que ce deuil transforme la personne que nous sommes, le processus de deuil lorsqu’il se met en place correctement amène petit pas par petit pas vers une forme d’apaisement, le deuil a laissé une cicatrice qui de béante et douloureuse va progressivement se refermer mais elle sera toujours inscrite sur notre chair, visible. Elle fait partie de nous, de notre transformation,pour ma part après 4 ans j’ai encore des vagues difficiles, mais je vis avec je sais que je peux les affronter, les surfer. Il faut beaucoup de temps, d’amour pour soi, Je m’autorise à les vivre, à les laisser venir je ne lutte plus. J’ai expérimenté toutes sortes de ressources Yoga, sophrologie, hypnose… j’ai beaucoup appris sur moi même. A commencer par me respecter. Le deuil de mon fils m’a ouverte à un autre moi, j’ai changé de travail, besoin d’apprendre de nouvelles choses j’ai eu un sentiment spirituel puissant, une envie de lire beaucoup sur ce sujet et j’ai mis en place plein de rituels dans ma vie qui m’ont beaucoup aidé. Cette spiritualité me porte.
J’ai envie de transmettre sur le deuil, bousculer les tabous autour de la mort. J’ai envie d’apporter un éclairage aux personnes endeuillées sur le fait que ce qu’elles vivent n’est pas nécessairement un deuil pathologique,
J’ai aussi fait de magnifiques rencontres de mamans endeuillées grâce à des associations, j’ai conscience de tout ce que m’a apporté la mort de mon fils. Et puis je lui ai fait cette promesse de vivre la vie qu’il n’a pas eu le temps de vivre, une vie stoppée à 19 ans bien trop tôt.
Avec mes croyances et mes connaissances sur le deuil, je le sais à la fois près de moi et présent en moi, mais accepterai-je de revivre ce deuil j’ai du mal à y répondre aujourd’hui ?Comme cet art japonais qui consiste à souligner les cicatrices de la vie par de la poudre d’or.
Sublimer les souvenirs dans notre histoire de vie.Je retiens que penser qu’on peut définitivement tourner la page et oublier est un mythe. Le processus de deuil est un chemin, qui prendra plus ou moins de temps selon les individus, et qui va permettre peu à peu de s’apaiser , de devenir une autre personne, renaître . Quand la personne n’est plus complètement submergée par les émotions et commence à s’apaiser, c’est qu’elle a bien avancé sur son chemin. Il fait “faire la paix avec la mort”.
La référence à Nietzsche et les deux questions proposées sont très intéressantes.
merciMerci pour toutes ces précisions.
Le deuil commence avec la perte de l’être aimé, mais je pense qu’il n’y a pas de fin.
Selon moi, le temps adoucit la peine, et nous apprenons progressivement à vivre notre vie avec l’absence terrestre de l’être aimé.
Comme une sorte de réadaptation, où l’on réapprend à vivre notre quotidien, sans cette personne présente physiquement à nos côtés.
Pour moi, la cicatrice reste bien là, présente à l’intérieur de soi. Elle peut être amené à s’ouvrir dans certaines situations, ce qui peut être source de souffrance, mais au fil du temps, même si elle s’ouvre encore, la souffrance est plus douce, plus gérable.
Peut-être pourrions nous dire que nous avons bien avancé dans notre deuil, lorsque nous nous sentons en paix avec notre histoire de vie, que nous avons conscience de cette cicatrice en nous, et que l’on s’attèle à en prendre soin jour après jour, pour toute notre vie.La question soulevée est propre à chacun et propre à chaque deuil qui vient nous frapper.
Nous portons nos cicatrices à vie, parties intégrantes de notre Existence, nous rappelant nos liens avec nos défunts, liens devenus sacrés. Nous rappelant aussi, que nous sommes vivants et de ce fait, vulnérables. Les épreuves de la vie nous traversent, nous transforment … indéniablement, l’épreuve qu’est le deuil, aussi.
Les questions de la théorie de Nietzsche sont intéressantes et m’interrogent…
Je me demande alors, si le sens ou un des sens, de ces épreuves si douloureuses, qui pourraient/peuvent nous permettent de se réconcilier avec nous-mêmes, de s’accepter tels que nous sommes, de prendre véritablement conscience de son être profond dans son entièreté, et d’être présent au monde, ne seraient/sont pas des façons de se pardonner, d’aimer et de s’aimer, dans sa vulnérabilité et authenticité d’être humain (vivant), avant notre propre finitude?C’est passionnant et la question de la fin du deuil reste en effet ouverte et propre à chacun.
Merci beaucoup.J’aime assez l’image de la cicatrice qui est une marque indélébile en nous, qui devient un élément à part entière de notre identité, nous singularise, parfois silencieuse, se réveillant à d’autres moments. Il y a un avant et un après.
Je pense en effet que la perte d’un être cher est comme un tsunami qui lorsqu’il nous arrive dessus, nous met dans un état de sidération. Nous savons que nous n’avons pas d’autre choix que de vivre l’évènement. Nous ne savons même pas si nous allons y survivre. C’est lorsqu’on sent à nouveau la terre ferme, notre corps à nouveau bien présent et vivant que nous pouvons souffler, regarder de nouveau le monde et revenir à la vie. Certes, les cicatrices sont bien présentes mais elles font partie désormais de nous. C’est effectivement lorsque nous pouvons les regarder avec plus de douceur et d’amour que nous savons qu’elles font maintenant partie intégrante de notre patrimoine existentiel que nous sommes heureux de porter.
Je ressens le deuil comme une cicatrice sur la peau à tout jamais, qui s’estompe, qui fait mal de temps en temps, qui fait partie intégrante de notre chemin de vie et qui modifie ce que nous sommes et qui nous sommes, qui nous fait nous poser des questions existentielles, qui nous rappelle l’aspect éphémère des “choses vivantes”, la valeur de l’instant présent.
Tous mes morts sont présents autour de moi, je pense à eux parfois et me dit qu’ils sont dans mon cœur pour toujours.
Ces deuils font parti de la vie et ont façonné ma personnalité, je suis fierté d’être qui je suis.Chacun des deuils que j’ai traversé a été un passage important de ma vie et ce depuis l’enfance. Ils ont profondément nourri la personne que je suis à présent. Le manque et la tristesse s’invitent parfois dans mon quotidien mais avec une autre saveur car ils amènent à se tourner vers ce qui a été vécu avec l’autre et ce qui me reste à présent de lui/elle.
Je pense que le deuil ne se termine jamais vraiment car la personne chère nous manque toujours que ce soit un jour, une semaine, un mois, une année et même des décennies après la perte. Mais c’est “non fin” nous permet aussi de garder le défunt en nous et de vivre cette relation apaisée qui s’est incarnée. Terminer définitivement un deuil, tourner la page, serait quelque part éliminer cette personne chère de notre vie, de nous-même alors qu’elle vit toujours quelque part en nous et que ce qu’elle nous a amené, partagé, perdure au-delà de sa mort.Nous sommes de grands consommateurs de psychotropes et si le DSMV préconise de médicamenter le deuil à partir de 3 mois… De plus, nous sommes dans une société qui ne laisse pas vivre le deuil, une civilisation du vite, du paraître. J’espère que la majorité des médecins sont conscients que le deuil nécessite du temps avant de médicamenter; les médecins sont des humains qui vivent aussi le deuil. personnellement, je n’ai pas voulu médicamenter mon deuil, c’était mon deuil, je voulais le vivre, le ressentir, le comprendre, me comprendre, me reconquérir. je suis la même et une autre, cette notion d’identité: identique et différente. Ce que dit Nietzsche me fait penser à Sartre: que fait-on de ce que l’on a fait de nous? Notamment pour les enfants maltraités devenus adultes. La question posée: est-ce que nous aimerions vivre la même vie, les mêmes événements, …, sachant qu’elle se termine par un décès prématuré? J’ai bien du mal avec les 2 réponses en oui ou en non. Alors, cette question est une question que je reformule pour moi compte tenu des différents événements de ma vie, ceux dès la naissance, et des épisodes de santé. Je rétrécirai cette question à une période: est-ce que j’aimerai vivre la même vie avec mon mari en sachant qu’il va mourir? Oui. Mais bien sûr, cette reformulation est presque absurde parce que si je l’ai rencontré, si je suis allée vers lui, c’est par ce que j’étais cette personne faite de mon vécu. je crois que cette question a le mérite de se poser, car elle nous engage vers une attitude réflexive, qui ne demande pas forcément de réponse car de toute façon, on ne peut pas refaire l’histoire; on peut lui donner forme par l’art par exemple.
Cela me fait penser à la chanson la javanaise: nous nous aimions le temps d’une chanson
merci pour cet éclairage qui engage la réflexionJ’ai vécu de nombreux deuils. Ils m’on permis de grandir sur le plan spirituel et ainsi de vivre plus sereinement avec moi même.
Mes deuils vécus font partis de mon histoire car ils ont changé la personne que j’étais.
La douleur des cicatrices m’a parfois fait oublier qui j’étais et ce que je voulais vraiment.
Mais après ces épreuves et un travail psychologique, j’ai enfin retrouvé mes valeurs et je commence à devenir la femme que je voulais être.Ce court chapitre est dans la continuité des autres. Toujours super intéressant ! Je pense effectivement que nos deuils que l’on peut traverser nous accompagnent toute notre vie, mais que seul le temps viendra apaiser les choses et ce temps est propre à chacun et différent, selon les deuils que l’on peut vivre. Je peux dire que pour moi, certains deuils ont été plus douloureux que d’autres, comme celui de la perte de ma sœur, emportée si jeune, suite à un terrible accident. Il m’a fallu beaucoup de temps pour que je « renaisse » à la vie et que j’arrive à en parler s’en être submergée, donc effectivement, ce serait fou de penser qu’au bout de 3 mois, un deuil peut être considéré comme pathologique. Le temps de deuil est tellement intime et propre à chacun, d’où la nécessité d’observer une grande vigilance pour nous, les accompagnants. Les autres décès que j’ai pu traverser, comme celui de mon père il y a 3 ans ou celui de ma grand-mère, ont été très douloureux aussi, mais aujourd’hui, même si les cicatrices sont bien là, la vie reprend tout son sens et je ressens un grand apaisement dans mon cœur. J’aime beaucoup cette phrase d’Annie Duperey : « Faire la paix avec la mort ». J’ai conscience que les deuils que j’ai traversés m’ont fait devenir une nouvelle personne, « mourir à la personne qu’on était et renaitre à la personne que l’on est devenue » mais je peux dire aujourd’hui, que je suis fière de qui je suis devenue, car tous les jours n’ont pas été paisibles, mais j’ai tellement appris sur moi, sur la vie et sur les autres, que je peux affirmer aujourd’hui que je m’AIME comme je suis. Je souris en écrivant cela, car c’est quelque chose que je n’aurais jamais pensé pouvoir écrire il y a 20 ans par exemple. J’ai conscience de tout ce chemin parcouru, et de cette nouvelle force de vie qui vibre en moi et qui me sert à avancer plus sereinement dans la vie. Je suis remplie de tous ces souvenirs précieux, qui sont si vivants et sacrés en moi, et qui restent dans mon cœur pour l’éternité. Je pense que si je devais revivre la même vie, je le ferais car c’est toute mon historicité qui donne du sens à ce que je suis aujourd’hui, c’est mon histoire et j’ai pu enfin me réconcilier avec tout ce que j’ai vécu, et trouver la Paix en moi.
Les deuils font partie de notre vie et je ne pense pas que l’on peut dire qu’il existe une fin de deuil mais plutôt une naissance de notre parcours avec cette nouvelle cicatrice en nous.
Mon père est décédé il y a 10 ans et ma mère en octobre 2021.
Aujourd’hui, je remercie mes parents et je me réconcilie avec moi-même. Je m’autorise enfin à être moi-même sans la peur du jugement.
J’aime la personne que je suis devenue.Les deuils que j’ai pu vivre, font partis de mon histoire, de mon chemin de vie, de mon évolution personnelle. Ce sont des cicatrices qui sont là, sans douleur à présent mais qui ne s’effaceront jamais. Cela m’a rendu finalement plus forte. J’aime la personne que je suis devenue maintenant.
Question tellement difficile et intime. Mon ressenti personnel est que la douleur de la perte peut s’estomper un peu au fil d u temps en remettant la relation avec le défunt au cœur de la vie. Et que l’on peut s’autoriser à être apaisée sans se sentir coupable. J’ai perdu ma mère il y a un an 1/2 dans les conditions COVID tellement difficiles à l’époque. Mais après la colère, l’immense tristesse, j’ai choisi de grandir avec cette perte. En me faisant accompagner. En évoquant son souvenir avec mes enfants lorsque nous partageons une recette qui me vient de ma mère, en retournant en Bretagne en vacances (région natale de ma mère) , en racontant mon histoire et donc son histoire par notre relation, en regardant des photos de temps en temps mais aussi aux dates clés. Pour qu’elle continue d’avoir sa place parmi nous, dans nos cœurs et dans nos vies .Et que mes enfants gardent une place particulière dans leur vie aussi. A l’image un peu de cette magnifique fête mexicaine, el Día de los Muertos, qui rend hommage aux défunts dans la joie de ce qu’ils étaient, de ce qu’ils nous ont transmis, de que nous avons partagé et qui restent profondément en nous… C’est ma philosophie de vie. Mais je sais que cela est une vision qui n’est pas partagée de tous, et je le comprends.
Aujourd’hui je n’ai pas oublié ma grand mère, je pense souvent à elle en étant apaisée, avec de belles images d’elle et sur certains points elle est comme un guide. Est-ce que je m’aime comme je suis ? Après cette question je prends conscience que j’ai encore du chemin à faire pour me réconcilier avec moi même mais je suis sûr la bonne voie.
C’est bien tout l’espoir qui me porte aujourd’hui de mettre la présence de mon fils bien au fond de mon cœur sans la douleur de sa perte , juste le rayonnement de sa courte vie en moi pour toujours. Je ne peux répondre à la question de Nietzsche car je ne peux pas encore ressentir de l’acceptation pour cette période de ma vie’
Chaque deuil que l’on vit fait parti de notre histoire de notre chemin, fait aussi la personne que nous sommes maintenant. J’aime la personne que je suis devenue, que je suis maintenant.
Là, tout de suite, en revoyant la citation d’Elisabeth Kübler-Ross, il y a une chanson qui fait écho dans ma tête : “On oublies jamais rien, on vit avec” (Hélène Ségara et Laura Pausini).
Je pense aussi, qu’on a terminé … Je ne dirai pas le deuil mais du moins cette période difficile de vie, quand on est en paix avec soi-même.
Et à la question : Est-ce que j’aime la personne que je suis devenue… C’est un grand Oui !!
Je referai ce chemin car j’aime la façon dont j’ai grandi au fil des difficultés, et la façon dont j’évolue encore (surtout en ce moment).Ce qui me vient de mon expérience personnelle par rapport à la “fin” du deuil : penser à la personne défunte avec amour et gratitude, heureux de l’avoir rencontrée.
Le deuil est le reflet d’une perte qui ne s’efface jamais.
Mais comme le dit Annie Duperey on peut cheminer vers une douleur pacifiée.
Il faut du temps, parfois beaucoup beaucoup (et on est loin des 3 mois sic), avant que cette douleur ne s’apaise.
Dans certains cas elle est si aigue que l’on n’a pas d’autres choix que de s’en couper (au moins pour 1 temps) mais, in fine, l’apaisement ne viendra qu’en laissant sa place à la douleur, toute sa place. En la laissant exister, en la laissant nous submerger…. On rejoint le processus de deuil.
J’aime celle que je suis devenue.
Est-ce que j’accepterais de vivre les mêmes évènements pour arriver à ce que je suis devenue ? Je garde précieusement cette question…Je pourrais presque répondre oui mais le presque à son importance.Merci
J’aime la personne que je suis devenue. Le deuil que j’ai vécu m’a construite telle que je suis aujourd’hui et m’a permis de comprendre progressivement où était mon essentiel. J’ai grandi avec cette marque indélébile qui reste toujours présente mais au fur et à mesure des années, la douleur s’est atténuée.
Et, je n’oublie pas que je porte en moi tous les souvenirs et les moments agréables que je peux ré-activer dès que j’en ai besoin.Chaque deuil est unique et s’intègre en nous éternellement et c’est tant mieux
Pour ma part, c’est cette phrase d’Annie Dupérey qui trouve écho en moi : “porter en soi une douleur pacifiée.” . “Faire la paix avec la mort”.
L’intensité ressentie à un moment est redescendue, mais le souvenir de l’avoir vécue reste. Il est cependant pacifié. Je n’extermine pas cette douleur, je fais la paix avec elle. J’aime ce qu’elle a fait de moi, une fois que j’ai cheminée avec elle, et j’aime là où elle m’a conduit. Et alors ce n’est pas elle que je remercie, c’est moi-même pour avoir su l’apprivoiser et cheminer.Selon la relation que nous avions avec le défunt, selon son histoire personnelle, nous avons besoin de plus ou moins de temps.
Me concernant, cela fait plus de 30 ans que ma grand-mère est partie, et la cicatrice est toujours là, elle se ré ouvre parfois, mais elle fait partie de moi, de mon histoire…. Et oui, j’aime la personne que je suis devenue, pleine de sensibilité…..Merci pour cet éclairage sur la fin du deuil.
Pour moi, c’est une cicatrice au fond de mon cœur qui ne s’effacera jamais mais elle me rend plus forte.
Si je n’avais pas vécu ce que j’ai traversé, je ne serai pas la même personne aujourd’hui.Merci pour ce nouveau regard sur le deuil.
J’aime beaucoup la théorie de Nietzsche.
En pleine réflexion …..
MerciEffectivement, je pense que la perte ne s’efface jamais; ce qui est plutôt rassurant puisque d’une certaine façon, nous pouvons travailler avec le temps, à nous remémorer notre vie avec tous nos souvenirs positifs et ce que nous sommes devenus avec les épreuves .
Je pense qu’effectivement le deuil laisse une cicatrice en nous qui peut redevenir douloureuse à certains moments. Parfois, il y a une résonnance qui survient suivant ce que l’on vit.
Aimer la personne que l’on est devenue avec la conviction qu’on a avancé “globalement” dans le bon sens face aux difficultés (et aux joies aussi!) de la vie… oui…
Je ne sais pas si la fin du deuil est un mythe, mais « faire la paix avec la mort » est une image qui me parle… Quand la vie reprend le dessus, qu’elle fait sens, malgré la perte.
Merci beaucoupMerci beaucoup pour ce court éclairage qui finalement apaise encore plus et rassure sur ce que chacun peut ressentir et le temps qu’il lui faut pour “faire son deuil”… ou pas… si nous considérons que ça n’est peut être jamais vraiment faisable. Je vous rejoins totalement sur le fait que le deuil vient s’inscrire en nous et faire partie de notre histoire, comme une cicatrice parfois indolore et parfois douloureuse selon les moments. Et j’adore, comme dans tout accompagnement sophro, simplement accueillir sans jugement ce qui est et le temps qu’il faut à l’endeuillé (tout en restant vigilant bien entendu)
C’est donc un mythe ! Le deuil est une cicatrice plus ou moins bien refermée…Le concept de Nietzsche mérite méditation : est-ce que nous aimons ce que la vie a fait de nous aujourd’hui ? Je vais prendre le temps pour la suite. Merci.
Je vis avec mon deuil de ma maman qui est devenu cette relation précieuse qui se déroule au fil du temps, au fil de 31 ans maintenant. Je vis le don du deuil tellement je puise dans cette relation amour et force. Je ne pense pas que cela peut s’arrêter, je ne veux pas, je prends conscience là maintenant que pour moi c’est vital. Je suis très heureuse de vivre mon deuil, il fait partie de mon existence.
Mon vécu tout au long de cette formation ne fait que confirmer que le deuil nous accompagne toute notre vie. Celui sur lequel je travaille est celui de mon grand père, décédé il y a presque 20 ans. Je prends conscience que ce deuil m’accompagne, en toute discrétion, tout autant que la relation que j’ai créée (inconsciemment à l’époque) avec lui après son décès m’accompagne, est une part de moi.
Il est indéniable pour moi que l’on ne fait jamais son deuil, on vit avec, on vit autrement, le deuil nous transforme, on réorganise notre vie en fonction de la perte et on se reconstruit comme on peu, on n’est plus la même personne, avec les années on avance, mais on avance autrement et la souffrance diminue, heureusement, mais les plaies et les moments de tristesse sont encore là. Il y a un avant et un après. Et pour répondre à la question, je ne pense pas vouloir revivre ça, pour devenir ce que je suis aujourd’hui.
La vidéo m’amène à une métaphore, de cette bléssure devenue cicatrice que l’on intégre au plus profond de nous avec toute la transformation qui l’accompagne, jusqu’à se déposer dans notre coeur où elle y est gravée, installée.
Elle fait partie de nous, jusqu’au moment où d’émotions trop fortes, juste équilibrée, là, en Soi.
Quand les grandes étapes du processus de deuil sont traversées, intégrées, cette cicatrice nous accompagne avec plus de légèreté.
Elle fait parti de notre vie. Mais n’y interfère plus.Le deuil vient s’intègrer dans notre propre histoire de vie. La cicatrice liée à la perte et son empreinte restera toujours là (plus ou moins douloureuse) même si elle viendra s’estomper au fil du temps.
Le temps est propre à chacun, chaque deuil est unique.
Le deuil laisse des traces surtout selon les circonstances de son apparition.
Le deuil de mon oncle m’a pris beaucoup de temps je ne dirais plus combien exactement.
Je sais qu’il est présent je peux en parler sans pleurer. Je me rappelle les bons souvenirs.
Je pense que quelque part c’est ce chemin qui m’a fait prendre cette décision de me spécialiser sur cette thématique et aussi d’autre circonstance de vie.Je pense également que le deuil laisse des cicatrices, certaines sont belles, peuvent être considérées comme des anneaux de croissance spirituelle, d’autres peuvent être sensibles et nous rappellent que nous sommes bien vivants. Chaque deuil est unique, chaque endeuillé aussi.
Je rejoins cette idée à travers ma propre expérience et le récit des autres personnes que le deuil est un événement fort qui laisse une empreinte à vie. La personne décédée continue de vivre en nous. Je me rends compte au cours des séances de cette masterclass qu’elle est plus présente en moi que je ne l’avais pensé et dans une nouvelle dimension qui n’est pas physique mais plus essentielle, porteuse des valeurs profondes de la relation.
Rien ne s’efface, tout se transforme selon moi.
Oui la douleur s’apaise et ces deuils nous façonnent et nous rendent plus fort. Je suis plutôt fière d’être qui je suis aujourd’hui mais ne serai pas, pour autant encore capable de revivre ces mêmes moments si douloureux à l’identique .Il est vrai que je me suis beaucoup posée cette question : qu’est ce que ca veut dire “faire son deuil” ?
J’aime beaucoup la théorie de Nietzche avec ces deux grandes questions à se poser. Comme vous le dites si bien “si le deuil c’est se réconcilier avec soi c’est aussi se réconcilier avec son histoire”. Le deuil nous transforme, nous ne sommes plus la même personne qu’avant. J’ai tellement appris sur moi, les autres, le monde que oui, si c’était à “refaire” je revivrais ces épreuves douloureuses que j’ai traversées.Les deuils que l’on vit font partie de notre propre histoire et façonnent ce que nous devenons, ce que nous sommes…
Oui ,mes deuils ont fait celle que je suis devenue à mille pour cent . Je me suis faite avec eux. Ils sont ma force.
J’aime celle que je suis devenue , la souffrance a été très forte.
Je suis heureuse d’être aujourd’hui et n’aimerais pas revenir en arriéré.Le deuil, le reflet d’une perte qui ne s’efface jamais
La cicatrice est là, en effet parfois plus douloureuse et parfois complètement cicatrisée. Je pense aussi que la trace restera et c’est ok ?
J’aime la personne que je suis devenue et s’il fallait revivre les événements et épreuves pour arriver à ce que je suis aujourd’hui, j’accepterais. Alors oui, parfois, la cicatrice est douloureuse (elle s’adoucit avec le temps) mais je suis consciente que sans ça, je n’en serais pas là.
Je suis sur le chemin de m’accepter tel que je suis,…parfois les chocs émotionnels peuvent resurgir, je les accueille, soit en allant marcher dans la forêt, proche de chez moi, afin de mieux faire circuler mon nrj , la ressentir, et respirer l’air et …..je prends à bras le corps mon arbre , je lui parle, je prends tout son soutien . Ou je fais mes méditations pour me recentrer, afin d’ avancer pas à pas pour plus d’indulgence envers moi même, lorsque ces blessures se réveillent. J’avance pour justement être de plus en paix, avec mon vécu, qui m’est lié, que je respecte, que j’accepte, cette force qui au final grandit en moi…..Je m’en sers pour avancer pour plus de respect envers moi même, c’est pas parce que l’on ne m’a pas valorisée que je n’ai pas de la valeur….normal pour certain mais pas pour d’autres. Et je me dis merci de devenir grace à ce vécu et d’être à la bonne place à présent et coute coute je n’abandonnerai jamais….(ma force)
Si s’accepter c’est trouver les raisons de nos actes ou comportements qui nous amène à ne pas avoir de remords alors oui je suis suis en accord avec moi, j’aime la personne que je suis même si j’ai certains points à améliorer encore
et je sais que je referai les mêmes choix avec la connaissance de la vie que j’avais au moment de chacun des mes choix importants ou difficiles . La vie m’a fait grandir et apprendre beaucoup de choses sur moi après non pas des deuils compliqués mais 2 divorcés dont un très compliqué.j’aime la personne que je suis , et j’aime la personne que je suis devenue. Celle que je suis est faite des toutes ces joies, et de toutes ces douleurs, et cicatrices sur cicatrices je me suis dessinée. Je ne suis encore qu’une esquisse, chaque jour je rajoute du moi à moi. Puisse le temps ne rajouter, qu’exquises, douceur et joie. Merci Patricia .
Moi j’aime la personne que je suis devenue, mais je ne suis pas encore au stade d’être d’accord pour recommencer à revivre ces chocs émotionnels avec la connaissance que j’avais alors, jeune femme. Oui pour revivre ces expériences mais avec ma liberté d’aujourd’hui, pour pouvoir exprimer ma tristesse et ma colère, m’autoriser à me plaindre de ma douleur, et ne pas toujours porter le masque de celle pour qui tout va bien,,,oser vivre ce qui se passe à l’intérieur pour mieux vivre ensuite ce qui se présente à l’extérieur.
Pour moi, en effet, le deuil d’une personne ou d’une chose est fait lorsque je suis prête à revivre la même chose au même moment pour être sûre de devenir qui je suis aujourd’hui.
Le deuil reste comme une cicatrice invisible aux yeux des autres mais présente dans notre coeur : parfois c’est chaud et doux, parfois c’est douloureux.
La personne qui a traversé notre vie reste toujours là avec son empreinte vivante au creux de nous.
c’est très personnel et intime : même pour 2 personnes qui auraient perdues le même défunt la trace et cicatrice reste différente .
C’est sacré et ça peut être beau.
Il y a un très beau film qui s’appelle “beauté caché” qui parle de la beauté caché derrière la tristesse de la perte.25 ans cette année qu’il est mort, oui la cicatrice parfois se réveille, douloureuse et elle conduit, à nouveau au chagrin,; et parfois elle comme invisible, absente ou plutôt présente à un autre niveau. Oui je recommencerai.
On prendra le temps qu’il faudra, celui qui s’imposera de lui-même.
Prendre le temps d’intégrer la perte, prendre aussi celui d’intégrer la nouvelle personne en devenir.
Et pourquoi un terme? Pour les convenances? Tellement dommageable.
Je rejoins Nietzsche sur ce sujet, si tant est (et surtout) que la personne devenue convient.
A chacun son histoire, à chacun d’en faire ce qu’il lui plaira, sans jugement.
Ce qui sera sans doute le plus difficile tant la dimension du deuil (psycho et sociale) est grande.Cicatrice plus ou moins douloureuse, qui est là ne s’efface jamais et fait partir de notre histoire
Pour reprendre une partie de la citation d’ E .Kubbler -Ross; ” le deuil est le reflet d’une perte qui ne s’efface jamais”
Tellement vrai!
Que ce soit la disparition de mes parents ,de ma grand mère qui m’a élevé , de mon frère décédé à l’age de 26 ans.Ce deuil vécu il y a 44 ans reste bien présent comme une cicatrice, un trait de fracture qui se consolide plus ou moins bien. A jamais je reste marqué, c’est peut être ça le deuil compliqué. Je comprends mieux maintenant .
Et bien d’autres deuils on suivi.
Alors si je me pose la question de savoir si j’aurai envie de revivre les mêmes choses? Pas certaine.
Pourtant je sais que je me suis construite dans la souffrance et que mon chemin de vie m’a amené à être qui je suis aujourd’hui, mais quand même…. ça fait beaucoup mal
Et si je fais aujourd’hui ce module sur le deuil c’est que je devais peut être à revisiter mes deuils.Un temps propre à chacun. <>
Nous demander si nous aimons la personne que l’on est aujourd’hui et si oui, si nous accepterions de retraverser les mêmes événements pour être qui l’on est aujourd’hui. C’est puissant comme question. Ca me parle beaucoup !
En revanche, je me demande comment et à quel moment on pourrait intégrer ces questions dans l’accompagnement. Je dirais avec des personnes qui sont sur la voie d’atteindre un nouvel équilibre, avec transformation de la relation à soi, au défunt et aux autres.
Qu’en pensez-vous ?Merci pour la théorie de Nietzsche… à approfondir.
envie de creuser la théorie de Nietzsche en effet!
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